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A chacun son savoir-faire.

J. Edouard dirige une PME familiale spécialisée dans la sélection des plants pour oléagineux. Il a tenté l’aventure de l’implantation au Mexique.

Si j’avais su exactement qui avait les bons savoir-faire, pour faire quoi, j’aurai démarcher les différents acteurs, non pas en fonction des aides financières proposées, mais selon leurs compétences.

Nous n’aurions pas fait appel à un opérateur commercial d’accompagnement à l’international (type OSCI), mais à la mission économique pour l’implantation “terrain”, nous aurions recoupé les informations sur le marché qui nous ont été livrées par les CCEF avec des acteurs privés, enfin nous aurions utilisé les base de données d’Ubifrance, plutôt que de confier notre diagnostic commercial, pour lequel notre CCI s’avérait être l’acteur idoine…encore fallait-il le savoir…

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PME orpheline de salons, cherche partenaires.

F. Florian et P. Sylvain sont des spécialistes de la presse sur les pulvérulents.

Les pulvérulents sont despoudres ou des produits se réduisant facilement en poudre. Les pulvérulents que l’on trouve dans les extincteurs sont à base de sels d’ammonium de bicarbonate ou de potassium.    Les engrais de ce type sont obtenus par cristallisation, précipitationou broyage. bien que le sujet concerne beaucoup d’acteurs économiques, les deux entrepreneurs qui souhaitent être présents sur des salons internationaux afin notamment de se faire l’écho dans cette presse spécialiste d’éventuelles synergies à l’international, découvrent que leur secteur n’est pas identifié comme faisant partie des “pavillons français” sélectionnés par ubifrance. Par conséquent ils ne peuvent pour être présent sur un salon international bénéficier de l’avantage financier que procure la “labellisation” des services publics.

Ils décideront donc de faire appel à d’autres professionnels du secteur, afin de constituer un  “groupement d’export” avec d’autres PME, afin de mutualiser les coûts engendrés par cette présence.

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Les fondamentaux pour éviter l’échec à l’export!!

Les six règles d’or de l’exportateur ?

Quelques règles simples permettent d’éviter les désillusions et échecs à l’export.

La réussite à l’export est avant tout une question de patience, de détermination et de professionnalisme. S’appuyer sur quelques règles de bases simples, tirés de l’expérience d’un grand nombre d’entreprises exportatrices permet de bâtir une stratégie gagnante et d’éviter les désillusions et les échecs…

Avant toute chose, l’export doit être considéré comme un marché a part entière, à travailler avec autant de professionnalisme que le marché domestique, et ce quelque soit la taille de l’entreprise.

Une entreprise ne peut se développer durablement à l’export en réalisant des coups à l’export, et en ne profitant que d’opportunités ponctuelles.

1. Mettre en place une démarche structure et professionnelle

Le développement à l’export passe donc par la mise en place dans l’entreprise d’une démarche structurée, avec la définition d’une stratégie clairement identifié et d’un plan de financement. Des moyens humains et financiers en adéquation avec la taille de l’entreprise doivent être mis en oeuvre pour répondre à ces objectifs précis.

Une bonne santé financière et une organisation rigoureuse sont indispensables avant de se lancer. Un échec induirait une fragilisation encore plus grande de l’entreprise. De fait, les refus de marchandises et/ou retard d’expédition sont beaucoup plus coûteux à l’export que sur le marché domestique.

Il faut également s’assurer que l’outil de production pourra faire face aux demandes additionnelles générées par l’export et anticiper leur gestion, en assurant notamment leur préfinancement. Une fois le flux généré, il faut pouvoir honorer sans retard les nouvelles commandes, sous peine de perdre les nouveaux clients.

Pour les petites et moyennes entreprises, il existe de nombreuses aides et appuis permettant de pallier des capacités financières plus limitées.

2. Adapter la démarche a la taille de l’entreprise

Il n’y a pas de taille minimum requise pour démarrer a l’export. Mais l’entreprise doit tenir compte de ses forces et faiblesses, et adapter sa stratégie à sa taille.

Il n’est pas nécessaire pour une petite entreprise de démarrer l’export par une étude de marché longue et coûteuse. Un voyage très pragmatique dans le pays pour y découvrir la culture, les habitudes de consommation, la grande distribution et rencontrer des premiers contacts est très éfficace. La participation a une mission collective est souvent un moyen intéressant pour se lancer.

Il est aussi contre-productif de prospecter un grand nombre de pays quand les moyens financiers et humains sont limités. Il est préférable de concentrer ses efforts sur un nombre de pays cibles restreints.

De même, l’acquisition d’un stand dans les grands salons internationaux n’est pas indispensable au démarrage. S’y rendre en tant que visiteur, en ayant bien préparé sa visite et en ayant pris soin de prendre quelques rendez-vous, peut être fructueux et moins coûteux dans un 1er temps.

Ultérieurement néanmoins, être exposant dans un salon international, permettra de doper significativement ses ventes à condition de bien préparer sa participation et de faire un suivi actif des contacts pris durant le salon.

Le regroupement d’entreprises pour aller ensemble à la conquête de nouveaux marchés a fait ses preuves. Pour pallier des capacités financières limites et pour mutualiste les risques, cette stratégie est très efficace et bénéficie aujourd’hui du soutien des pouvoirs publics.

3. Se doter des compétences humaines nécessaires

Le métier d’exportateur ne s’improvise pas. Il requiert des compétences spécifiques, de la motivation et une grande capacité d’adaptation à des cultures et environnements différents. Sans ressource humaine dédiée spécifiquement à cette activité, il est impossible de développer cette activité.

Au démarrage, il est nécessaire au minimum d’envisager le recrutement d’une secrétaire bilingue ou trilingue, voir d’un commercial export. Enfin, même si l’entreprise peut s’appuyer sur un relais local (agent ou importateur), conserver un contact direct avec le client par de la prospection et des visites régulières, est le moyen le plus sûr et le plus efficace de réussir.

4. Adapter son produit : un tremplin parfait vers l’innovation

L’export est un excellent moteur pour créer des innovations et améliorer sa technologie. L’innovation est aujourd’hui indispensable pour créer de la valeur ajouté et des nouveaux marchés.

Les produits exportés doivent en effet souvent être modifiés en terme de recettes et packaging pour correspondre aux habitudes de consommations locales et être conforme à la réglementation et normes en vigueur dans le pays, notamment au niveau de la grande distribution.

Ces modifications nécessiteront des adaptations dans l’entreprise, notamment au sein du service production. Les dirigeants de l’entreprise doivent être conscients de ces changements pour s’y préparer, les faire accepter par l’ensemble du personnel et les accompagner.

5. Être patient

Exporter coûte cher alors que le retour sur investissement n’intervient que tardivement : 2 à 3 ans après le démarrage de la prospection. Si une entreprise abandonne au bout de 6 mois ou un an par manque de résultats, tous les efforts réalisés auront été inutiles.

6. Se constituer son réseau

L’appui d’un réseau est d’autant plus important que le pays est complexe et difficile d’entrée.

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Des traducteurs pour exporter

Minima, entreprise d’optique, représentée par Mr Monti, s’est installée en Asie où se trouve un marché important en terme de population. Le marché y est totalement mature. De plus, la plupart de ses concurrents s’y trouvent. C’est pourquoi il était nécessaire de s’y implanter. L’Asie est pour Minima le deuxième plus gros marché à l’export. En fonction des salons de l’optique, l’implantation de Minima a été choisie il y a une quinzaine d’années. Après une veille, Mr Timon a identifié deux salons, l’un à Hong-Kong et l’autre à Tokyo. Le choix a donc été fait de s’y inscrire et aujourd’hui le stand Minima représente 50 m² et c’est l’un des plus beaux stands du salon. L’implantation de Minima en Asie s’est faite en nom propre. A chaque salon le management a visité 1 à 2 pays d’Asie. Chaque année, il augmente la visite des pays et l’an dernier il en a visité 11, ce qui permet de connaître progressivement les réseaux, les gens à cibler, de s’informer du marché et des personnes incontournables à rencontrer.
L’installation à l’étranger s’est réalisée par auto-financement car Minima n’avait pas connaissance des aides. Après un premier départ, le retour sur investissement est arrivé quelques années après. Les recrutements dans les pays asiatiques se sont faits en fonction du pays. En ce qui concerne le Japon, Minima a exposé ses produits et a attendu la visite d’un client, en l’occurrence Seiko. Au Cambodge, cela s’est déroulé de façon complètement différente car une partie de la population parle le français et à l’occasion d’un salon, Minima a rencontré un distributeur. Celui-ci a commencé avec 15 à 20 paires de lunettes distribue aujourd’hui 1000 paires de lunettes suite à la communication réalisée par Minima. En Asie, une large majorité de la population ne parle ni l’anglais ni le français, c’est un constat effectué tant en Chine qu’au Japon. Par conséquent, Minima a fait appel à des traducteurs pour conclure ses affaires. Pour ce faire, Minima a fait appel à la CCI de l’Essonne pour financer le recrutement de traducteurs. La cellule internationale de la CCI aide les entreprises sur le plan administratif et sur le renseignement. Elle fait venir des délégués de différentes chambres de commerce afin d’apporter une vision du pays. Mr Monti encourage les PME à partir à l’international car s’il existe un marché en France, il existe aussi un marché à l’international mais il faut être tenace.

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De l’importance de l’interculturel

Pierre D. est le patron d’une biscuiterie nordiste.

Sur le plan commercial, la potentielle clientèle avait bien été identifié, les résultats visés étaient réalistes et nos compétences, techniques et humaines, nous ont été confirmées. Cependant, exporter vers l’Asie suppose la compréhension d’une dimension, bien plus complexe que le simple obstacle de la langue, qui à défaut de nous avoir échappée, avait été sous-estimée.

Certes, l’équipe d’Ubifrance nous a aidé notamment à prospecter la clientèle et nous à accompagné dans notre démarche promotionnelle. De la même manière, les interlocuteurs du comité national des conseillers du commerce extérieur, nous ont prodigué leurs précieux conseils. Cependant, il est très compliqué d’appréhender le différentiel culturel qui sépare une PME provinciale comme la notre de ce à quoi elle doit s’attendre de la part de ses interlocuteurs asiatiques. En l’occurrence, notre équipe a été confrontée à la “culture du crachat” en Chine et n’a pas su, parfois à des moments cruciaux de la négociation, réagir convenablement, faute de connaissance et de préparation. Nous n’avions pas non plus pris en compte qu’un chinois ne sachant pas dire non, préfèrera accepter un rendez-vous auquel il sait par avance ne pas pouvoir aller.

Il eut été judicieux de bénéficier de témoignages plus clairs et plus directs, peut-être même de retours d’expérience, de mises en l’ambiance culturelles dispensés sous forme de formations ou de conférences. Il ne s’agit pas là de faire du sur-mesure, mais bien d’en faire profiter le plus grand nombre. Cela permettrait d’éviter les “couacs” dus à une incompréhension culturelle. Pour l’heure, ce genre de formations n’est disponible que dans un cadre privé et payant.

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